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| Sujet: Grève générale au Nigeria Ven 22 Juin - 15:46 | |
| Grève générale au Nigeria: le face à face gouvernement/syndicats se durcit AFP - 22.06.2007, 11:26
LAGOS (AFP) - Le Nigeria entrait vendredi dans sa troisième journée de grève générale, alors que le conflit entre pouvoir et syndicats semblait se durcir après l'échec dans la nuit, de négociations.
"Je ne sais pas quel est le mot le plus fort pour décrire la situation, blocage ou impasse", a commenté Omar Abdulwaheed, patron de la centrale syndicale ouvrière Nigeria Labour Congress (NLC).
"Nous n'avons pas fait de progrès suffisants", a déclaré le secrétaire général du gouvernement Babagana Kingibe.
Jeudi soir, la grande centrale Nigeria Labour Congress (NLC, ouvriers) et le Trade Union Congress (TUC, cadres) ont reconduit la grève qui a paralysé le pays jeudi et menacé de passer à la vitesse supérieure pour contraindre le gouvernement à annuler une hausse du prix de l'essence de 15%.
Réaffirmant le caractère "pacifique" de leur action, NLC et TUC ont averti que des "services sensibles tels l'eau et l'électricité pourraient être totalement interrompus".
Face au refus de céder du président Umaru Yar'adua, qui n'a toujours pas formé son gouvernement trois semaines après sa prise de fonction, le NLC et le TUC ont déclenché le mouvement le 20 juin.
La veille, le pouvoir avait tenté d'éviter la grève en proposant de réduire la hausse de moitié, offre immédiatement rejetée.
Jugeant que la demande d'annulation complète n'avait "aucun fondement, si ce n'est émotionnel", M. Kingibe a proposé dans la nuit de jeudi à vendredi un comité conjoint avec les syndicats pour étudier un mécanisme d'ajustement des prix, offre refusée par les syndicats.
Si les syndicats ne reculent pas, le pouvoir semble se raidir comme en témoigne cet avertissement la nuit dernière: le gouvernement "pourrait considérer d'autres options auxquelles il a, jusqu'à présent, répugné pour faire respecter totalement les lois régissant le droit du travail", a lancé M. Kingibe.
"Les Nigérians ne méritent pas d'être pris en otages indéfiniment par un groupe de personnes qui prétendent représenter les souhaits du peuple", a-t-il ajouté. On a appris vendredi matin que plusieurs dizaines de syndicalistes avaient été brièvement arrêtés à Enugu, capitale de l'Etat éponyme (sud), avant d'être relâchés.
Selon l'agence de presse nigériane NAN, des jeunes empêchaient vendredi toute circulation à Jos (centre) sans que la police puisse veritablement intervenir.
A Lagos, la police a dispersé jeudi avec des gaz lacrymogènes des manifestants autour d'une barricade dans le nord de la ville, et vendredi des troubles étaient signalé devant un poste de police du centre-ville.
A l'aéroport Murtala Mohamed de Lagos, les vols internationaux en partance ne peuvent plus assurer de liaisons directes, contraints à une escale pour refaire le plein.
A la suite d'incidents jeudi au terminal international, des forces de police et des agents du Service de Sécurité de l'Etat (SSS) y ont été déployées.
"Il y a une volonté très forte des autorités de sécuriser le trafic international", a déclaré à l'AFP le responsable d'une compagnie étrangère.
Pratiquement tous les vols intérieurs étaient cloués au sol vendredi, notamment vers Abuja, capitale fédérale où le pouvoir politique est physiquement isolé.
Retranché à la présidence, Umaru Yar'adua, que certains syndicalistes soupçonne de "prendre des instructions" auprès d'Olusegun Obasanjo, finalement responsable de la colère syndicale les augmentations décisées à la veille de son départ, ne s'est pas encore exprimé directement. _________________ Blog de l'union de ville MJCF pévèle-mélantois Mini ville du PCF |
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