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Nicolas Maury PCF Istres

Inscrit le : 06 Juin 2007 Messages : 62 Localisation : Istres (13)
| Sujet: Les « tendances » du PCF Mer 13 Juin - 17:27 | |
| Les tendances n'existent pas au sein du PCF. À l'origine, ceci était lié à la conception centraliste démocratique du Parti (Le centralisme démocratique est un mode d'organisation intérieure d'un mouvement politique ou syndical dans lequel les décisions des congrès prises après délibération des organismes de base ne peuvent plus être remises en question, et où la constitution de tendances est, de ce fait, impossible. Le centralisme démocratique se caractérise donc par la liberté de débat interne et la discipline absolue en externe. Une phrase résume assez bien ce mode d'organisation: "liberté totale dans la discussion, unité totale dans l'action").
Cependant, cette interdiction est demeurée après le 28e congrès qui, en 1994, a officiellement rompu avec le centralisme démocratique. Les nouveaux statuts du PCF, issus du 31e congrès, stipulent : « Ainsi, nous faisons le choix de faire du pluralisme de droit un principe de notre mode de fonctionnement. Pour autant, les communistes ne veulent pas que cela se traduise par un fonctionnement en tendances. ». Cependant, on peut identifier au sein du PCF des « tendances » ainsi que des groupes politiques, qui s'affirment notamment lors des votes internes (adhésion au Parti de la gauche européenne, constitution des listes, textes d'orientation, ...).
Avec le 33 ème Congrès de mars 2006 les divisions du PCF sont apparus au grand jour.
I-Les « tendances » liées à l'actuelle majorité
-Les partisans de la ligne politique de Marie-George Buffet ou « Buffistes » : ils dirigent le parti et défendent le principe d'une autonomie par rapport au Parti socialiste, tout en en faisant un allié potentiel, au même titre que les autres forces de gauche (LCR, Verts, alternatifs), que les altermondialistes (ATTAC … ) ainsi que toutes les composantes du mouvement social.
-Les partisans de la ligne politique de Robert Hue ou « Huistes » : ils défendent le principe d'une alliance privilégiée avec le Parti socialiste dans le cadre de la « Gauche plurielle ». Le rôle du PCF serait d'influer sur l'orientation de la « Gauche plurielle », pour une meilleure représentation du monde du travail. Il devrait mener liste commune avec le PS, au moins lors des échéances nationales et régionales.
-Les « refondateurs » (« rénovateurs ») proches de Patrick Braouezec et Roger Martelli, alliés critiques de la direction Buffet, souhaitent un dépassement de la forme-parti, et une réflexion sur de nouvelles logiques d'organisation fondées sur le mouvement social. Des militants proches de ce courant éditent le bulletin Communisme en mouvement.
Ces trois premiers groupes forment la majorité du Parti.
II-Les minoritaires
-Les anciens partisans de la ligne politique de Georges Marchais ou « Marchaisiens » comme Nicolas Marchand et Yves Dimicoli ont formé le réseau Action Novation Révolution : ils défendent le principe d'un PCF autonome par rapport au PS tout en étant en faveur d'une nouvelle Union de la Gauche avec un rééquilibrage de l'alliance en faveur du PCF. Ils s'opposent moins à la direction sur les actions politiques et les campagnes que sur les questions stratégiques et sur la visée de fond du PCF (ANR s'affirme révolutionnaire et remet en cause les orientations de la direction, qu'ils jugent évolutionnistes ou réformistes).
-La Riposte qui défend les idées du marxisme et de l'internationalisme. Particulièrement engagés dans une campagne internationale de solidarité avec la révolution vénézuélienne.
-la Gauche communiste de Jean-Jacques Karman
-Fièr(e)s d'être Communistes , regroupement de l'aile gauche du PCF qui répond ainsi a un slogan de la direction "fier d'être à gauche", avec comme personnalités André Gerin, Jacky Hénin, Freddy Huck, Henri Martin, Jean-Jacques Karman, Jean-Claude Danglot. Elle s'oppose à ce qu'elle appelle la mutation réformiste et propose de remettre le parti à l'avant-garde en revenant aux fondamentaux marxistes. Elle s'oppose fondamentalement à toute candidature unique et à plusieurs campagnes de la direction actuelle, en particulier celle des forums populaires. Des militants de ce réseau ont ouvert le site Altercommunistes . Ce groupe est composé des « orthodoxes » de la fédération du Pas-de-Calais étaient au départ opposés à l'appareil et se sont rapprochés depuis de la ligne majoritaire.
-Colère et espoir, association fondée par Maxime Gremetz. Elle s'oppose à la majorité sur plusieurs points, notamment sur la création du Parti de la Gauche européenne et se prononce pour une « reconstruction » du PCF.
-Section du PCF Paris 15e , elle s'oppose fondamentalement à la mutation réformiste qu'elle estime engagée depuis le XXVIIIe congrès (1994, qui abandonna le centralisme démocratique) et propose la rupture en remettant le PCF sur les rails de la lutte des classes.
-La Nouvelle gauche communiste (2003) : groupe issu de la scission de la « Gauche communiste ».
-Rouges vifs (plusieurs groupes, notamment celui de Paris et des Bouches du Rhône )
III-Les groupes proches du PCF
-Groupe Combat Groupe politique groupé autour d'anciens cadres de Marchais (Val de Marne). Le groupe combat est devenu le mouvement RPCF (Reconstruction du PCF) et a rompu avec le PCF au Congrès de Martigues en 2000, sous l'impulsion de Guy Poussy. Combat reste le titre de leur revue.
-Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF ) Est un mouvement marxiste-léniniste, regroupant des militants et groupes politiques ayant rompu avec le Parti communiste français (PCF), fondé en janvier 2004. Son président-délégué est Léon Landini et son président d'honneur est Georges Hage (député). Il est organisé en associations départementales, en sections et en cellules et est dirigé par un Comité politique national, selon les principes du centralisme démocratique. Le PRCF édite le mensuel Initiative communiste et la revue théorique EtincelleS. Des militants du mouvement animent également l'émission Convergence, émission hebdomadaire sur Radio Galère. Les jeunes pour la renaissance communiste en France (JRCF) constituent le mouvement de jeunesse du PRCF.
-La Coordination communiste pour la continuité révolutionnaire et la renaissance léniniste du PCF Est un groupe oppositionnel au sein du PCF fondé en 1991, suite à la chute de l'URSS : il s'oppose à la direction du PCF à la fois sur les changements idéologiques (abandon de la dictature du prolétariat en 1976, puis du centralisme démocratique en 1994) et sur l'appréciation du bilan de l'URSS. Son opposition à la direction du PCF se fait d'autant plus importante sous la direction de Robert Hue, notamment avec la participation de ministres communistes au gouvernement de Lionel Jospin. Une partie de ses militants décide alors de quitter le PCF et fonde la "Coordination communiste pour la reconstruction du parti communiste révolutionnaire". Une autre partie, restée au PCF, fondera, elle, la "Coordination des militants communistes du PCF pour sa continuité révolutionnaire et sa renaissance léniniste" (CMC-PCF).
-La Coordination communiste se trouve alors très divisée sur la stratégie à adopter vis à vis du PCF : ainsi, elle ne dépose plus de texte à partir du 30e congrès, alors qu'elle l'avait fait aux deux congrès précédents. C'est en 2004 que des anciens de la Coordination fondent l'Union des révolutionnaires communistes de France : cette "union" a pour but la recréation d'un PCF d'idéologie marxiste-léniniste et sur le modèle du parti léniniste des origines.
http://www.wmaker.net/editoweb/nicolas_maury/Tendances-_a415.html |
|  | | TCHAPAIEV
Inscrit le : 19 Juin 2007 Messages : 1
| Sujet: COURANTS DANS LE PCF Mar 19 Juin - 14:23 | |
| Juste quelques remarques : Premièrement :malgré les satuts nouveaux , certains courants sont STRUCTURES en tendance et ce qui est pire , s'expriment publiquement en tant que tels ; cela concerne les refondateurs (là il n'y a pas de procès puisqu'ils se dénomment eux mêmes ainsi ) ; ceux qui sont les proches de Robert Hue font de même ; ceci pose un problème de taille ; il n'y a aucune façon de "revenir " au monolithisme qui n'a da'ailleurs jamais existé même du temps du "centralisme démocratique" qui ne faisait que mettre le couvercle sur la marmite de Papin ; en revanche il me paraît inconcevable que des camarades qui peuvent avoir telle ou telle affinité dont je ne discute pas la légitimité , s'organisent et s'expriment au NOM de cette affinité PUBLIQUEMENT ; nous ne pouvons pas avoir TROIS partis dans un seul ; c'est trop de deux . Je n'ai pas de solution autre que politique , certainement pas administrative mais cette situation brouille à l'évidence l'image du PCF (lequel etc...) ; c'est nuisible et n'existe nulle part ; à ce compte les militants qui acceptent qu'il y ait une orientation majoritaire , la liberté de penser totale , de critique totale , de discussion interne sans barrages mais évidemment refusent de s'inscrire dans un courant quel qu'il soit et considèrent qu'ils ont fait le choix politique d'adhérer à UN Parti , sont évidemment diminués dans leur rôle de militants ; cette situation n'est pas acceptable . Il faudra donc trouver un moyen de clarifier les DROITS ET DEVOIRS DES ADHERENTS; un Parti politique qui considère comme normal que certains soient plus égaux que d'autres ne peut pas être le Parti Communiste Français . Deuxièmement , Nicolas Maury propose un descriptif de ce qui existe aujourd'hui ; force m'est de dire que je ne reconnais pas la réalité des choses sauf peut-être (et ce n'est pas sur )pour les refondateurs . Alors je précise pour une part :les proches de Robert Hue considèrent que le PCF a fait son temps et que son potentiel militant pourrait constituer l'aile sociale d'une social-démocratie renovée . c'est cela que signifiait la "mutation" de HUE mais à cette époque , ce n'était pas le projet explicite ; comme il était devenu patent que baeaucoup de questions devaient être remises sur le tapis et retravaillées en entier , l'idée dune "mutation" n'eût rien de choquant , y compris pour de militants qui ne voulaient pour rien au monde de l'orientation qui se découvrit petit à petit ; aile sociale de la social -démocratie , tel est le projet de ce courant . Je ne reconais pas dans la description faite de l'orientation majoritaire , donc impulsée par Marie -George Buffet , ce qui est dit dans la présentation proposée .Ni de près , ni de loin . Ceal ne signifie ni qu'elle soit exempte de faiblesses ni qu'on doive la regarder comme une sorte de divinité (je parle de l'orientation majoritaire ) . Ce qui est vrai est qu'à l'issue du mandat de Robert Hue , le Parti était au bord du gouffre , plus personne ne faisant confiance à sa direction ; MGB trouva donc un parti dans un état très grave et on peut porter à son crédit de ne pas jeter l'éponge , de la faire mener dans les pires conditions une vraie bataille politique au lieu de s'en tenir aux problèmes internes ; cela ne résolut pas tout évidemment ; et c'est pourquoi le Congres est plus nécessaire que jamias ; il demande de la profondeur de pensée ; un travail de fond , une véritable discussion dedans ET DEHORS pour résoudre en définitive la question suivante : la visée communiste est-elle d'actualité ?; peut -on sortir du capitalisme et si oui comment ? C'est à dire quelle nouvelle figure de la Révolution sociale peut-il contribuer à faire advenir ; telles sont les questions redoutables qui sont posées à tous ceux qui veulent que le PCF joue un role politique majeur au XXI° Siécle . OLIVIER GEBUHRER CN du PCF |
|  | | Admin Admin


Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 293
| Sujet: Re: Les « tendances » du PCF Mar 19 Juin - 16:07 | |
| Je partage en partie l'analyse que fait Olivier en ce qui concerne la direction. Celle-ci n'est pas pas une direction qui cherche à liquider le parti communiste. MGB a repris un parti exangue. Les amis de Hue l'avait en effet mis plus que terre. D'ailleurs notre score de 2007 est aussi une conséquence de celui de 2002.
Je ne peux aussi qu'être en accord avec l'envie que la direction a exprimé d'indépendance relative avec le PS. Ne pas s'enfermer dans une relation mortifère avec le PS est une bonne chose.
Cependant, l'ouverture aux autres forces est un échec. A celà, deux raisons. La première est qu'en dehors du PS et du PCF, il n'y a pas d'autres forces suffisament structurés et implantés dans la population, comme le sont les deux grands partis (en nombre d'adhérents) de la gauche "historique". Ni la LCR, ni encore les collectifs antilibéraux, ne sont capables de rivaliser avec le PCF ou le PS. La deuxième est que ces forces disparâtres ne voulaient pas d'une alliance avec le PCF. La peur d'être engloûtie par la "machine communiste"motive cette réaction. Mais aussi le sectarisme politique d'organisations qui ne regroupent qu'elles mêmes. C'est aussi la conséquence de la perte du rôle moteur qu'avait autrefois le PCF dans les luttes. Le PCF ne peut plus exiger de fédérer autour de lui. Pourtant, sans le PCF, toutes ces organisations -y compris la LCR- n'arrivent pas à exister.
Cela entraine une conclusion simple. Le PCF doit d'abord retrouver sa place dans la société française. Pour cela il doit avoir un programme qui l'identifie. Un programme communiste. Le vote communiste doit être le symbole d'un vote pour une autre société. Un vote anti-capitaliste. Peut-être que l'enjeu du prochain congrès sera "faut-il oui ou non revenir au marxisme ?".
Ulrich Savary. |
|  | | Oulianov

Age : 20 Inscrit le : 23 Juin 2007 Messages : 83
| Sujet: Re: Les « tendances » du PCF Sam 23 Juin - 14:27 | |
| [quote='Admin']Le PCF doit d'abord retrouver sa place dans la société française. Pour cela il doit avoir un programme qui l'identifie. Un programme communiste. Le vote communiste doit être le symbole d'un vote pour une autre société. Un vote anti-capitaliste.[/quote] Entièrement d'accord avec toi !
| Citation: | | Peut-être que l'enjeu du prochain congrès sera "faut-il oui ou non revenir au marxisme ?". |
Moi j'irais plus loin, j'espère que le prochain congrès réorientera le parti vers le marxisme de nouveau.
Quand aux 'tendances' au sein du parti je trouve cela honteux pour un parti communiste d'accepter leur existence. Les 'tendances' dans n'omporte quel parti (suffit de voir le PS) ne créé aucunement de débat mais des guerres de tranchées au sein d'un même parti. Chacun restant sur sa position de manière ferme et sectaire. Les 'tendances' sont ce qu'il a de plus anti-démocratique et divisionniste pour un parti politique. La droite l'a d'ailleurs très bien comprise. Qui peut dire quelles tendances il y a au sein de l'UMP? Et entendons bien ici 'tendance' par groupe organisé autour d'une position et ayant son existence.
Il faut arrêter de se diviser entre 'orthodoxes', 'refondateurs', etc... Je suis entré au Parti c'est pour porter l'étiquette communiste et pas une autre ! |
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