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| Sujet: [b]Lettre d’information du forum En Avant le PCF. N°4.[/b] Dim 8 Juil - 13:19 | |
| Sur le site du PCF.
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CONFERENCE DE PRESSE : MINI-TRAITE EUROPEEN, « COMME EN 2005 ON VEUT SAVOIR, ON VEUT DECIDER »
Le lundi 9 juillet à 11H
Salle délégation/Fabien Avec la participation de :
Marie George BUFFET, secrétaire nationale du PCF Francis WURTZ, président de la GUE-GVL Nicole BORVO, sénatrice Jean-Paul LECOQ, député Olivier DARTIGOLLES, porte-parole du PCF
Nicolas Sarkozy et son gouvernement veut imposer, au pas de charge et sans débat populaire, un mini traité européen qui ne règle en rien ce qui avait motivé le « non » au projet de constitution européenne.
Alors que ce traité aura des conséquences sur la politique menée en France et sur la vie quotidienne des français, Nicolas Sarkozy cherche à l’imposer, sans débat public, sans que le peuple puisse en connaître tous les enjeux.
Face à ce refus d’impliquer chacun dans ce débat, le parti communiste français réagit et fait des propositions sur le thème : « comme en 2005 l’Europe ça nous intéresse, on veut savoir, on veut décider ».
Augmentation du SMIC et des salaires : un choix de société !
La question du pouvoir d’achat était au coeur du débat des présidentielles. Sarkozy et la droite viennent de lui porter un coup en bloquant le SMIC, ce qui incite le patronat à ne pas céder face aux mouvements pour la revalorisation des salaires.
Aujourd’hui, au-delà de la droite et du Medef, certains à gauche remettent en cause une telle proposition, au nom de la compétitivité et du « réalisme »… Pourtant, l’augmentation du SMIC et des salaires est une urgence sociale et un choix politique fort !
Comment vivre avec près de 1000 euros aujourd’hui ?
Une augmentation substantielle des salaires relève de la justice sociale. L’augmentation du SMIC permettra, non seulement, de vivre mieux ou de vivre tout court, mais permettra de tirer vers le haut l’ensemble des salaires. Cela aura pour effet immédiat de remettre à flot les caisses de la Sécurité Sociale, de relancer la consommation interne qui concerne 60% des emplois en France et donc de créer « la demande » donc des emplois supplémentaires. Cela permettrait de réduire la précarité, les coûts et le gâchis du chômage, de réduire également les aides sociales et le surendettement des familles. C’est précisément la reconnaissance de l’individu par l’utilité sociale de son travail et le minimum pour vivre de son travail dont il est question.
Mais comment augmenter les salaires à l’heure de la compétitivité mondiale ?
Les gains de productivité du travail permettent de réaliser des bénéfices énormes. La part du salaire dans la valeur ajoutée ne cesse de diminuer. Elle a reculé de près de 10 points en 20 ans. Les profits des entreprises du CAC40 explosent. Les dividendes versés aux actionnaires sont faramineux. Mais cet argent n’est pas réinvesti dans l’économie réelle. Il ne sert pas à la formation, au développement des compétences humaines, ni à la recherche/ développement, ou trop peu. Il n’est pas investi dans l’avenir comme à Airbus, où quand il s’agit de prendre des risques et d’investissement à plus longs termes, les actionnaires privés, Lagardère et Daimler se retirent. Nous voyons que les discours sur la compétitivité des entreprises visent avant tout une surexploitation des travailleurs car les profits servent quasi exclusivement les appétits des actionnaires, parfois au détriment même de l’outil industriel et des parts de marché.
Ne faut-il pas redéfinir la valeur Travail ?
Quand Sarkozy dit valoriser le travail, il valorise uniquement le capital. Quand le PCF porte l’objectif politique d’un SMIC à 1 500 €, il vise à replacer, dans le débat politique et social, des éléments conflictuels entre le capital et le travail. Là où Sarkozy oppose ceux qui ont un travail à ceux qui en sont privés, nous visons à replacer la vraie contradiction entre les forces du capital et les travailleurs. A quoi doit servir le travail ? Pour la droite et le Medef, il ne sert qu’au profit. Pour nous il doit répondre aux besoins et au développement de l’Humanité. Pour cela il faut libérer le travail humain, afin qu’il soit un élément d’émancipation et permette la véritable autonomie des individus. Le revalorisation du SMIC et des salaires n’est pas qu’une mesure sociale et économique, c’est une exigence politique pour changer la société !
Porter immédiatement le SMIC à 1500 € brut/mois pour 35h00, et rapidement à 1500€ net. - Augmenter l’ensemble des salaires, des retraites et des minima sociaux. Donner de nouveaux droits aux salariés et aux CE. Faire cotiser les revenus financiers comme le travail. Instaurer une véritable autonomie de la jeunesse. Abaisser le taux de la TVA sur les produits de première nécessité pour atteindre progressivement le taux zéro.
Attention à l’ARNAQUE du mois de juillet : Restez branchés « Service public »
Au 1er juillet, chaque usager pourra soit garder l’offre EDF au tarif administré (encadré par le gouvernement), soit choisir une offre de marché (dont le prix est fixé selon les mécanismes de l’offre et de la demande).. A cette fin une vaste opération de séduction est engagée qui vous présente une offre alléchante afin de vous inciter à quitter la fourniture par EDF au tarif service public régulé par l’État.
Entre 75,6% et 11% : votre choix ?
Si vous quittez le tarif actuel du service public (Tarif régulé), les publicités vous disent que vous paierez votre électricité moins cher. Ce sera peut-être le cas la première année, mais ensuite ? Un exemple éloquent : l’ouverture du marché de l’électricité pour les clients professionnels opérée à partir d’avril 2001. Pour la période qui va de cette date à avril 2006, la hausse des prix a été de 75,6 % pour ceux qui avaient fait le choix de quitter le tarif administré. Pour ceux qui avaient fait le choix de rester au tarif « service public », les prix ont suivi l’inflation soit +11%. Or, il vous faut savoir que vous n’aurez plus aucune possibilité de retour au tarif régulé, si vous choisissez de changer, le changement est irréversible ! Ils ne s’y sont pas trompés : 85 % des industriels défenseurs de la loi du marché, sont restés au tarif régulé.
Et le développement durable ?
Parce que le prix libre de l’électricité augmente avec le prix des énergies fossiles, les risques de flambées brutales sont bien réels. Les réserves de gaz, charbon, pétrole, s’épuisent et la demande d’énergie explose. La propagande qui entoure cette opération fait miroiter aux usagers que le recours aux tarifs du marché favoriserait le développement durable à travers la promotion de sources de production non polluantes, parce que de cette façon là, vous pouvez choisir l’énergie la moins polluante. Sous entendu, moins polluante et donc légitimement plus chère.
Mais si l’électricité en France a été jusqu’à présent la moins polluante et la moins chère d’Europe, c’est grâce au service public qui a assuré l’accès de tous à l’énergie, développé la ressource nucléaire et engagé une diversification à grande échelle. C’est en France que la production d’électricité est la plus économe de gaz à effet de serre. Enfin, avec le service public l’énergie n’est pas une marchandise comme une autre, c’est un droit et l’égalité d’accès est assurée à toutes et tous où que l’on soit sur le territoire.
Éviter le piège. Si vous décidez de souscrire à une offre de marché, et de quitter le tarif administré, il ne vous est plus possible de revenir au tarif pour ce même logement. Les occupants suivants du logement ne pourront pas non plus prétendre au tarif administré par l’Etat. Pire, certains se sont fait piéger sans le savoir, en acceptant des offres de prix alléchantes proposées par simple démarchage téléphonique, les condamnant définitivement aux tarifs déréglementés sans possibilité de retour aux tarifs réglementés par l’état. Si vous ne faites aucune démarche vous garderez le tarif administré proposé par l’opérateur historique EDF. C’est ce que nous vous conseillons. Attention ! Ne répondez ni aux courriers même les plus anodins ni aux démarchages téléphoniques ni aux offres alléchantes quel que soit les opérateurs (les sociétés) qui vous contactent y compris EDF et GDF dont les directions vont chercher à vous piéger pour vous sortir du tarif réglementé auquel vous avez droit actuellement !
Ce que vous avez raté sur internet..
Succès de notre campagne pour la nationalisation d’Airbus EADS
http://lariposte.com/Succes-de-notre-campagne-pour-la-nationalisation-d-882.html
Lancée au moment de l’annonce du Plan « Power 8 », début mars, notre campagne pour la nationalisation d’Airbus-EADS a rencontré un excellent écho. En l’espace de quelques semaines, notre « Appel international » a réuni plus de 1000 signatures, dont la plupart de militants communistes et syndicaux. Plus de 300 signatures nous sont parvenues d’Espagne, de Belgique, d’Italie, d’Autriche, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, des Etats-Unis et du Pakistan – entre autres. En Allemagne, nos camarades ont fait adopter notre appel, sous forme de résolution, à la conférence régionale de « Solid », l’organisation de jeunesse du Linkspartei (le « Parti de Gauche »), à Hessen. Au Pakistan, nos camarades de Multan, une ville du Punjab, ont organisé une réunion publique en solidarité avec les travailleurs d’Airbus-EADS, et ont voté une résolution reprenant le contenu de l’appel.
A Marseille, Paris et Toulouse, nous avons diffusé l’appel à l’entrée des meetings électoraux des candidats de gauche à l’élection présidentielle. Nous étions également présents aux fêtes du PCF du Rhône et de l’Isère, en mars et juin dernier, où nous avons fait connaître notre initiative aux militants communistes de ces régions.
Lors du congrès de l’UNEF qui s’est tenu à Lille, du 22 au 25 mars, nos camarades étudiants ont diffusé notre appel et ont défendu une motion reprenant son contenu. La motion a été adoptée à une large majorité – non sans que la direction de l’UNEF l’ait préalablement et arbitrairement purgée de toute référence au « contrôle démocratique des salariés ». Mais le plus important n’est pas là. Nous avons suscité l’intérêt et le débat, sur cette question, parmi les militants de l’UNEF, et c’était bien notre principal objectif.
Le 6 avril dernier, dans le 18e arrondissement de Paris, nous avons organisé une réunion publique sur le thème de la révolution vénézuélienne et de ses enseignements pour la lutte contre les fermetures et plans sociaux, en France. Notre camarade Hubert Prévaud, syndicaliste chez Airbus, y a exposé la situation dans l’entreprise, et a défendu les mots d’ordre de notre campagne. Une trentaine de personnes ont participé au débat, dont une majorité de jeunes.
Nous ne comptons pas nous arrêter là. On continue de faire signer l’appel. D’autres réunions seront programmées. L’affichage se poursuivra. Malgré nos modestes moyens, le succès de notre initiative prouve que non seulement les militants de gauche, mais aussi de nombreux travailleurs comprennent et soutiennent le mot d’ordre de nationalisation d’Airbus sous le contrôle des salariés. Cela montre l’impact colossal qu’aurait une campagne de cet ordre si elle était menée par les grandes structures syndicales et les partis de gauche. |
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