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 | Sujet: Mme Buffet débordée par le débat interne sur l'avenir du PCF Ven 7 Déc - 11:20 | |
| LE MONDE | 07.12.07 | 08h42
Peut-on ouvrir un débat sur l'avenir du PCF sans envisager l'hypothèse de son dépassement ou de sa disparition ? C'était la volonté de Marie-George Buffet pour l'assemblée extraordinaire de son parti qui doit s'ouvrir, samedi 8 et dimanche 9 décembre à La Défense (Hauts-de-Seine). Le débat, qui doit se conclure par un congrès fin 2008, sera plus ouvert et plus incertain.
Marie-George Buffet avait tenté depuis quelques jours de cadrer la discussion en imposant un mandat centré sur la seule rénovation du Parti communiste. La secrétaire nationale craint qu'en soulevant le couvercle du projet communiste, le débat ne lui échappe. Son conseil national, réuni le 4 décembre à Paris, l'a désavouée en privilégiant un texte où "toutes les options sont ouvertes". Y compris la dilution du parti au sein d'une nouvelle organisation plus vaste.
FURIEUSE ET ISOLÉE
La numéro un du PCF aborde cette assemblée extraordinaire, qu'elle avait souhaitée "ouverte et sans tabou", furieuse et isolée. Depuis un mois, elle a essayé, avec l'appui des plus "durs" de son entourage, de la circonscrire à la seule rénovation interne, alors que bon nombre de cadres de diverses sensibilités, y compris dans le noyau de direction, expriment des doutes sur la viabilité d'un PCF maintenu et cherchent d'autres alliances à gauche. "Pourquoi toujours mettre sur la table une nouvelle organisation, un nouveau machin ?", s'interrogeait-elle voilà quelques jours.
La secrétaire nationale souhaite en finir avec la période, ouverte en mai 2005, qui a vu le PCF flirter avec la gauche radicale. Elle prône le "maintien de la matrice communiste" dans un parti "rénové et réinventé". Mais, après un score de 1,9 % à la présidentielle et une ligne flottante depuis, la secrétaire nationale a perdu de son autorité et ne peut plus imposer ses vues.
Les cadres du parti en ont donné la preuve lors du conseil national. Le mandat proposé aux délégués, samedi, précise que l'assemblée extraordinaire doit "respecter le besoin et la volonté des communistes de cheminer sans fermer aucune piste". Et insiste : "Il ne s'agit d'exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie, ni de prendre d'avance une orientation que les communistes choisiront à leur congrès.". C'est maintenant aux délégués des sections de dire ce qu'ils désirent.
Les tenants d'une identité communiste ont senti le danger : André Gerin, député du Rhône et une des figures des "orthodoxes", appelle déjà à un référendum interne sur le maintien ou non du PCF.
Sylvia Zappi |
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