En avant le PCF.

Forum de réflexions communistes.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Abrogation de la loi Pécresse! (tract du PCF 15è)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
NUMA



Nombre de messages : 51
Date d'inscription : 07/08/2007

MessageSujet: Abrogation de la loi Pécresse! (tract du PCF 15è)   Mar 11 Déc - 7:57

OUI à une université au service de l'économie et de la société
Non à une université au service du MEDEF et du profit


Abrogation de la loi Pécresse!

http://pcf-paris15.over-blog.com/

Le Gouvernement voulait faire passer à la dérobée la Loi Précresse - loi LRU « relative aux libertés et responsabilités des universités » en la faisant voter « en urgence » au cœur des vacances universitaires et éviter tout débat public. Les étudiants ne sont pas tombés dans le piège. Faisant preuve d’une grande maturité et de leur capacité d’analyse, ils s’y opposent et mettent en évidence son extrême gravité.

Leur mobilisation et leur détermination ne faiblissent pas. Le pouvoir veut les désamorcer en ouvrant des « négociations » de diversion sur des sujets annexes, des « compensations », excluant toute remise en cause de sa loi. Comme dans son attaque contre les retraites du secteur public, il peut compter sur l’absence d’opposition politique sur le fond du côté du PS et de ses satellites (dont l’UNEF).

Mais dans un cas comme dans l’autre, la conscience de la gravité des enjeux, qui engagent l’avenir de tout le pays, la force de la mobilisation, le développement des convergences de lutte peuvent et doivent déjouer les calculs du pouvoir et le faire plier.

univ-mcDo2.gif

En fait « d’autonomie » des universités, la loi organise leur mise sous la tutelle du MEDEF



La loi LRU autorise les universités « autonomes » à solliciter des financements privés. Dans un contexte de grande misère et de rationnement depuis des années des dotations publiques, situation à laquelle le budget 2008 ne change rien, elles y seront en fait incitées.

Les investisseurs privés ne donnent rien sans contrepartie. La loi est faite pour leur permettre d’imposer leurs exigences. Leurs représentants auront une influence prépondérante dans les « fondations » de financement créées par les universités. Ces « fondations » pourront prendre en charge précisément une formation ou une unité de recherche et même devenir elles-mêmes employeurs au sein d’une faculté. Dans le même esprit que les licences professionnelles, le MEDEF pourra prendre le contrôle du contenu et de l’organisation des formations ou laboratoires de recherche qui l’intéressent.

Le comble est atteint quand on sait l’Etat remboursera à 60% par des déductions d’impôts les dons des « mécènes ». La collectivité paie, le MEDEF décide !



Au centre de la Loi : la concurrence, la sélection, l’inégalité



« L’autonomie financière » conduit à l’université à plusieurs vitesses. Il y aura des facs pauvres et/ou il y aura des facs dépendantes de « bienfaiteurs » privés.

Le patronat n’est pas intéressé à toutes universités ni à toutes les formations. L’inégalité des financements va accentuer la mise en concurrence des facs entre elles et la marchandisation des formations supérieures. Mme Pécresse espérait esquiver la colère des étudiants en évitant d’intégrer dans sa loi les questions sensibles de la sélection et des frais d’inscription à son projet de loi. C’est raté !



Les étudiants ont compris qu’elles en découlaient en droite ligne, suivant l’exemple anglo-saxon. Il faudra payer cher, s’endetter, pour avoir une place dans une « bonne » université. L’accès des jeunes dont les familles ont des revenus modestes sera encore plus restreint. Une « bonne université » ne misera que sur des étudiants a priori rentables. La Loi Pécresse comprend déjà une formule préinscription des lycéens en terminale qui préfigure la future sélection. La même logique de concurrence et de sélection s’abattra sur les enseignants et chercheurs.



Sur le plan financier, les directions auront aussi le « droit » de vendre le patrimoine immobilier de leur université. C’est la porte ouverte au désengagement de l’Etat de la construction et de l’entretien des facultés. On incite certaines universités à la spéculation immobilière, on conduit les autres à l’endettement « autonome » voire aux facs « taudis ».



La casse du statut public de l’université va de pair avec la privatisation du financement.



Les directions d’université pourront supprimer des postes de fonctionnaires mais pas en créer. Au contraire, elles sont incitées à leur substituer des personnels contractuels, dans les emplois techniques et administratifs, ainsi que pour assurer des « emplois d’enseignements et des emplois scientifiques ». C’est la porte ouverte au développement de la précarité à l’université et une attaque directe et historique sur la mission de service public des personnels.



La composition des Conseil d’administration fera la part belle aux représentants du privé. Les CA pourront nommer directement les enseignants chercheurs et supprimer certaines unités d’enseignement. Le Président pourra désormais être une personnalité extérieure au corps enseignant dotée d’un quasi-statut de PDG, manager omnipotent, notamment sur les personnels.



L’intérêt du MEDEF et l’intérêt du pays sont fondamentalement contradictoires.



Le gouvernement joue sur la peur du chômage pour justifier la « professionnalisation » des enseignements sous l’égide du MEDEF. Mais qui licencie, délocalise à tour de bras et liquide des filières d’activités d’excellence dans le pays sinon le MEDEF ? Ses besoins en terme d’enseignement supérieur n’ont rien à voir avec ceux de l’économie et de la société de notre pays.

Il veut faire main basse sur l’université pour faire de l’enseignement supérieur une source de profit en soi. Il veut adapter les formations à ses besoins immédiats, à la recherche de profits à court terme pour les actionnaires.

La recherche fondamentale, sans laquelle le pays n’aurait pas de prix Nobel, ne correspond pas à sa logique. L’accès des masses à la culture et au savoir, le développement de la formation générale, de l’esprit critique, nécessaires non seulement à l’épanouissement de l’individu mais aussi à sa polyvalence professionnelle sont pour lui une charge insupportable.

D’autant plus insupportable qu’ils portent la contestation de la mainmise de l’idéologie patronale sur l’Université et sur le pays.



Pour l’avenir de l’université dont le pays a besoin, exigeons avec les étudiants et enseignants en lutte :



- l’abrogation inconditionnelle de la loi Pécresse

- le doublement du budget de fonctionnement des universités

- un vaste plan de rénovation, de construction et d’équipement

- le maintien des diplômes nationaux

- de nouveaux moyens pour l’orientation

- le recrutement massif d’enseignants-chercheurs et de personnels techniques et administratifs pour faire face aux besoins criants

- la véritable gratuité de l’université avec la suppression des frais d’inscription.



Le pays a besoin d’une formation supérieure de masse pour assurer son développement devant les défis majeurs de notre époque !



Une nouvelle provocation de Sarkozy:Dans son intervention sur le « pouvoir d’achat », Sarkozy a subordonner l’octroi de fonds nouveaux à l’Université à la privatisation de 3% d’EDF! Opposer l’avenir de l’enseignement supérieur au maintien de l’indépendance énergétique de la France: quelle trouvaille!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ben

avatar

Nombre de messages : 61
Date d'inscription : 09/06/2007

MessageSujet: Re: Abrogation de la loi Pécresse! (tract du PCF 15è)   Lun 17 Déc - 0:35

Le titre est étrange..
L'université ne doit pas être au service de l'économie, peut importe les rapports de production !!

L'université doit être au service de l'émancipation intellectuelle et sociale de l'étudiant ! Rien d'autre..
L'université nous donne des connaissances, pas des compétences !

Refusons en bloc le discours sur la profesionnalisation!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mjcf.pevele-melantois.over-blog.fr
 
Abrogation de la loi Pécresse! (tract du PCF 15è)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Valérie Pécresse et le logement social
» Arrêté municipal interdisant toute distribution de tract sur la ville
» l'effet de serre dans nos assiettes
» Les Vikings de la Charente à l'assaut de l'Aquitaine
» L'alcoolisme étudiant en ligne de mire.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
En avant le PCF. :: Actualité et politique :: Le gouvernement Fillon.-
Sauter vers: